Un grand classique de plus à mon actif, La Ferme des Animaux de George Orwell, ce n'est peut-être pas un classique pour toi, mais ça l'est pour moi, à l'instar de 1984. Alors lecture très très rapide, fluide, on pourrait presque le lire aux enfants. En fait, on pourrait le lire aux enfants mais ils n'y verrait pas le second degré, cette critique de l'univers communisme et de ses dérives vers un régime dictatorial.
Oui, les idées de Karl Marx était bonne, mais comme on dit : "l'enfer est pavé de bonnes intentions". On y voit que les principes d'égalités d'origine entre les animaux révolutionnaires rapidement démontées point par point par une classe d'intellectuel (les cochons) qui s'impose en dirigeant, d'abord par les mots, puis par le sang et la peur. Si Boule-de-neige pourrait représenter une figure à la Trotsky, Napoléon (j'imagine que le non n'est pas non plus choisi au hasard) va s'imposer comme un dictateur plutôt Stalinien manipulant l'information, les chiffres et la propagande à la perfection et bafouant chacun des commandements jusqu'à se transformer lui-même (et les siens) en l'ennemi juré : les humains.

Hélàs, les animaux vivent moins longtemps et ont une mémoire défaillante, ce qui facilite le travail de sape des cochons. Au final, on devient les esclaves consentant d'une horrible dictature, trop effrayé et fatigué pour protester.

Que dire de plus... La seule chose que m'inspire ce livre, c'est qu'il est vital pour toute société d'avoir une mémoire : des faits, des leçons. Mais hélas, l'histoire est souvent revisité par les puissants, cachant ou déformant les faits.

Résumé sur Gallimard(Pour en savoir plus Wikipdédia): Dans la ferme du Manoir, les animaux s’assemblent autour d’un vieux verrat agonisant, Sage l’Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l’homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s’emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres, et tous égaux...

32ème livre, plié en une journée, il est très court, il m'a fallu environ 3-4 heures pour le lire, sans me presser. J'attaque du Woody Allen, un recueil de nouvelles dont le ton est très ... décalé, comme ses films.