!!! Lecture sur Wikisource, très rapide, j'ai l'impression de l'avoir déjà lu (oui, je perds un tantinet la boule - ou alors l'histoire est tellement connu que j'ai l'impression de l'avoir déjà lu). Je compatis aux personnages d'œdipe. Toute sa vie, il luttera contre sa destinée, celle de parricide et d'inceste avec sa mère, malgré les efforts de tous, les prophéties seront inéluctables.

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que tout ça aurait pu être éviter si:

  • Sa mère n'avait pas décidé de tuer son fils
  • Si le paysan n'avait pas eu pitié ou s'il avait révélé la vérité plutôt
  • Si le berger avait parlé plus tôt
  • Si les parents adoptifs avaient révélé à Œdipe son adoption et donc que ses véritables parents étaient loin

Ainsi Œdipe est victime des mensonges de son entourage.
On parle partout du fameux complexe d'œdipe, un enfant qui doit tuer son père/mère et qui aime sa mère/son père (Je suis pas psy, j'ai jamais compris le détail). Mais dans l'histoire, Œdipe tue son père sur un coup de sang, sans même savoir qui il est, et épouse sa mère après avoir sauver la ville toujours ignorant de la filiation, j'ai donc du mal à associer ce phénomène psychiatrique (ou psychologique) avec ce drame de Sophocle. De mon humble point de vue, j'y vois le drame d'un homme qui ignore ses racines, et dont le futur est maudit. J'imagine un pommier sans racine, qui sait déjà que ses futurs fruits seront pourris.

La lecture fut agréable, étonnamment rythmé et clair car je suis plus habituée pour ce type de texte à de très long monologue et à des chœurs qui me laissent souvent perplexe quant à leur intérêt et leur signification (à part : Ça doit déchirer sur une scène de théâtre).

Moment clé de l'histoire (Résumé repris sur le site Wikipédia):
L'oracle de Delphes apprend à Œdipe que la peste qui ravage la cité est due à la présence en ses murs des meurtriers du roi Laïos. Il invite tous ceux qui ont des informations sur ces événements à les dévoiler.
Tirésias, le devin aveugle, est convoqué le premier. Il connaît la vérité mais il refuse d'abord de la divulguer. Accusé par Œdipe de comploter contre lui avec Créon, le frère de Jocaste, il révèle alors la vérité, mais elle paraît trop incroyable pour être acceptée.
Œdipe se tourne ensuite contre Créon, qu'il accuse de vouloir le détrôner. Il est profondément troublé par la description que donne Jocaste de la scène de mort de Laïos et de l'escorte qui l'accompagnait alors : tout correspond aux circonstances dans lesquelles Œdipe a autrefois tué un inconnu.
Sur un point, il semble alors recevoir un éclaircissement décisif : un messager venu de Corinthe lui annonce la mort du roi Polybe et le choix d'Œdipe pour lui succéder. Œdipe, redoutant encore d'épouser involontairement sa mère, ce qui accomplirait alors l'oracle, hésite à retourner à Corinthe. Mais le messager révèle alors qu'en réalité, Œdipe n'est pas le fils de Polybe ; c'est lui en personne qui remit Œdipe, encore bébé, au roi et à sa femme Mérope, après l'avoir reçu d'un berger du mont Cithéron.
Qui étaient ses parents ? Jocaste devine la vérité et se retire. Tout le reste est révélé lorsqu'on envoie chercher un vieux berger, le seul survivant de l'escorte de Laïos au moment de sa mort. C'est lui qui avait porté Œdipe enfant, le fils de Laïos et de Jocaste, sur le Cithéron et l'avait, par pitié, donné au Corinthien.
Œdipe se précipite à l'intérieur du palais, découvre que Jocaste s'est pendue, et se crève les yeux avec sa broche. Il a compris que ce que lui avait destiné l'Oracle lorsqu'il était plus jeune s'est réalisé : « tu tueras ton père et tu épouseras ta mère ».
Créon reprend le pouvoir et Œdipe, s'appliquant à lui-même la punition qu'il avait requise contre le criminel, quitte Thèbes. Il finira son exil à Colone, sujet de la seconde pièce de Sophocle.