J'ai pris un peu de retard dans mes fiches de lecture. En voici une qui date de plus de 15jrs.
Pour changer, je vais parler ici d'une relecture (Challenge Middle-Earth oblige, catégorie Elfique). Après avoir lu une œuvre annexe, je repars à la genèse de la terre du milieu avec le Silmarillion, je me souviens l'avoir lu un été dans le tram parisien avec beaucoup de difficultés. Ce n'est pas que je n'appréciais pas la lecture, bien au contraire, mais le Silmarillion n'est pas une œuvre qui se lit par à-coup, avec du bruit et des gens autour, elle nécessite de se concentrer au maximum pour ne pas perdre la trame ou la généalogie des personnages.

Il me faut être honnête, je pense avoir encore besoin d'une dizaine de lecture pour me souvenir des noms et des diverses branches des familles d'elfes et d'hommes

Ce livre apporte de très nombreuses informations pour le fan du Seigneur, en offrant des clés de compréhension de diverses évènements passés évoqués au fil de la grande trilogie. Elle éclaire aussi le lecteur sur la genèse de ce monde, de ses problèmes, des conflits entre les peuples et de l'évolution des "races" elfique, nain ou encore humaine. Les hobbits restent une race à part, dont on évoque vaguement l'existante lors du paragraphe qui évoque vaguement l'histoire du maître anneau.

L'histoire tourne autour en grande majorité autour des vanyars (on va dire les dieux, genre mythologie grecque ou chacun s'approprie un domaine, et une apparence) et des elfes, sûrement parce que cette histoire se veut être une compilation de récits historiques établis par le peuple elfe, le seul a avoir été en contact avec les vanyars.
Ce livre est la genèse du mal, comment il s'est insinué chez les dieux en la personne de Melkor (Morgoth) avant tout par orgueil, par vanité et un sérieux complexe de supériorité d'un égoïste qui souhaite être Dieu et non un dieu. Plus tard, le mal s'insinuera chez les elfes pour les mêmes raisons. Quant aux hommes, c'est avant tout la peur de la mort, cette grande inconnue, et la jalousie éprouvée envers les elfes qui entrainera leur déclin.

Cher lecteur, je te laisse le choix de l'interprétation, personnellement, j'y vois une leçon d'humilité, un message incitant à préserver ce que l'on a et à se méfier de la course aux progrès, à la connaissance scientifique qui entraîne vanité chez les uns et envies chez les autres (mixer le tout, vous obtenez une bonne dose de haine et accessoirement une guerre à la moindre étincelle).

(Clic)

Quatrième de couv ' (Repris sur le site de l'éditeur Christian Bourgeois):
Publié quatre ans après la mort de J.R.R. Tolkien (en 1973), Le Silmarillion raconte la création de l'univers du Seigneur des Anneaux, dans des textes auxquels Tolkien travailla pendant près de soixante ans, porté par l'espoir de parvenir à achever ce récit des Jours Anciens et à le publier en même temps que Le Seigneur des Anneaux dont il forme l'arrière-plan et explique nombre d'allusions énigmatiques et fascinantes. On trouvera donc, aux côtés du Silmarillion - qui relate la lutte des Elfes et de Morgoth pour les Silmarilli, les joyaux fabriqués par Fëanor, et les conséquences dramatiques de cette guerre pour les Elfes -, un récit de la création du monde (Ainulindalë), l'histoire de la Chute de l'Ile de Númenor, une description des Anneaux du Pouvoir qui éclaire directement Le Seigneur des Anneaux et de nombreuses informations sur les langues elfiques.

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