La Pensine de Valentine 
 

Bordel cérébral au presque quotidien

05 janvier 2007

Les années colos : Ou la bonne éducation

Il y a deux choses que je ne supportes vraiment pas : les insultes à table et les insultes de type "Ta mère...". Hélàs pour mes victimes, une année, trois petites frappes ont débarqué sur le camp et s'en donnaient à coeur joie le premier jour. Le truc, c'est que je deviens violente quand la coupe est pleine. Coco avait bien pigé, du coup, ils étaient obligés de venir manger côté de moi, à chaque gros mots, une tâloche, en deux jours, plus de gros. Et lorsque j'ai expliqué à petite frappe n°1 que dire à son frère "Ta mère c'est qu'une PXTE" revient à insulter sa propre mère, il a décidé d'arrêter complétement les gros mots (trop perturbant de devoir réfléchir aux insultes prodiguées). Si tu veux la paix, prépares la guerre.

De même, l'heure du thé, on chauffe l'eau, je me sers, un mono débarque, me regarde et me sort : "Et mon thé" (l'air de dire, sers-moi...), sur quoi je lui sors une réplique acerbe (pas de bonne humeur ce jour-là). Un ange passe sous le marabou. Le directeur décide de lui expliquait le fonctionnement de Valou par une démonstration : "Tu vois avec Valou, ça marche comme ça : Tu peux me servir un thé STP ?", et là, je lui prépare son thé et tout le toutim. Il termine en disant : "Il faut être poli." CQFD.

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29 décembre 2006

Les années colos : Les Anciens/Les Nouveaux

Tu m'as déjà entendu parlé des anciens et des nouveaux dans mes colos d'ados. En fait, il ne s'agissait pas vraiment d'une histoire d'âge (quoi que c'était assez lié), mais plutôt d'une ancienneté au sein du camps. Plus généralement, si tu revenais l'année suivante, tu entrais dans le groupe des anciens (que tu es 13 ans ou 18). Nous n'étions pas forcément des durs, pas de rackets, pas d'acharnement, mais il faut bien avouer que l'on a l'esprit colos ou pas. Il faut accepter d'être loin de papa/maman, de faire la vaisselle, de préparer à manger, de vivre en groupe, une forme de discipline quoi. Ce n'est pas donné à tout le monde.

On pouvait toujours distinguer qui entrait chez les anciens (dès leurs premières années) et qui resterait toujours chez les nouveaux. En fait, il y a toujours eu une différence majeure entre les anciens et les nouveaux : les nouveaux, c'était les fouteurs de merdes, ceux après qui on devait courir parce qu'ils fuguaient, ceux qui rechignaient après toutes les activités, ceux qui commettaient de graves bétises. On leur expliquait la vie, et personnes, des monos ou des anciens, ne cédaient à leur chantage. Du coup, il ne revenait pas l'année d'après, car contrairement à leurs parents, nous ne laissions pas passer.

Faire partie des anciens avaient bien sûr des avantages, le respect instauré, la connaissance du site, nous permettaient d'avoir des libertés supplémentaires et accessoirement des surprises supplémentaires.

Deux histoires pour illustrer mes propos : une année, une heure avant le couvre-feu, Coco débarque dans toutes les tentes en hurlant : "Les Anciens ! Sous le marabou !" (la grande tente), les regards se croisent, personne ne comprend, mais on obéït, on débarque dans la tente face à un Coco tout sourire qui nous accueille avec un gâteau pour l'anniversaire de la monitrice, privilège des anciens pour leur bon comportement. Mais pour ne pas qu'il y ait pas de jalousie, il ne fallait surtout pas que les nouveaux ait connaissance de ce dessert.
Deuxième histoire, la dernière année, peut-être sais-tu qu'avant chaque départ de colos, le centre organise une réunion avec les parents pour présenter les moniteurs, les activités, etc. Depuis le temps, nos parents ne se déplaçaient plus, mais nous oui, le plaisir de se revoir. Alors, on s'installe au fond de la salle et nous ricanons tel une bande de hyènnes à l'idée de voir Coco faire preuve de sérieux. A la fin de la réunion, une maman de nouveaux va voir le directeur et lui confie son inquiètude face à la bande de jeunes au fond qui risque de tyraniser son petit... Coco se retourne, nous regarde, et rigole en lui expliquant qu'il n'y a rien à craindre de ceux-là, ils vont plutôt tout faire pour le protéger (après l'avoir baptisé une fois tout de même).

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22 décembre 2006

Les années colos : Séjour en Enfer, les années UNCMT

Les deux années les plus éprouvantes de mes colos, furent les deux années en centre UNCMT, une grosse colo de bourge. Tu es envoyé dans un centre pendant un mois, et tu pries pour pouvoir trouver une activité quotidienne (les journées étaient assez souvent peuplé de rien). N'étant pas une bourge, mais ayant un caractère bien trempé particulièrement éloigné du genre féméinin (surtout à l'époque), je préférais passer mon temps avec les groupes masculins, les monos masculins, et les groupes plus vieux. Surtout que généralement, je m'attirais les foudres de mes monitrices (je ne rentrais pas dans le moule probablement), lors des représentations, on m'attribuait systématiquement le rôle le plus humiliant, celui dont personne ne veut, ou le plus isolé. Généralement, ponctué d'un "et toi, tu iras là" final.

Soit, les monitrices ne m'aimaient guère, tout comme la gente féminine en générale d'ailleurs, trop éloigné de leur centre d'intérêt, je préférais courrir dans les bois et sculpter des branches que de ramasser des paquerettes et construire des colliers. Alors le soir, je me sentais très seule, et je n'ai jamais réussi à communiquer avec ces êtres étranges qui raillaient mes goûts, mes activités, mes vêtements et j'ai toujours été surprise de devoir faire une activité avec elles, je ne les connaissais pas, je n'ai jamais voulu les connaître. Surtout que j'étais le bouc émissaire du groupe.

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15 décembre 2006

Les Années Colos : Sir Gégé

Jusqu'ici, j'ai surtout évoqué les colos d'ados (plus riche en évènements et en souvenirs chers à mon coeur), mais Sir Gégé, bien qu'élément primordial de mes années colos ados, à une histoire particulière, même s'il ne s'en souvient pas. Je t'explique.

L'une des activités classiques du camps d'ados est le Kayak. Quelques années avant de faire les camps d'ados, nous avions fait avec mon frère un autre centre qui nous avait également ammené à Pont d'Ouilly et le mono était déjà Gégé.

Pour blaguer, il m'avait déjà fait une belle misère la première fois que j'ai descendu un barrage : concètement, étant arrivée complètement de travers face au barrage, au lieu de me remettre dans le bon sens, il a retourné mon kayak, et j'ai dû descendre le barrage dos au courant (sans dommage, nyarck). En arrivant au camps d'ados, il décide un jour de me refaire le même coup, à part que là je m'étais présentée parfaitement bien, il a donc été obligé d'arrêter ma progression. Avec un gros sourire, il a inversé le sens de ma marche, et moi avec un gros sourire, je lui réponds: "Pas de problème, tu m'as déjà fait le coup". Un peu décontenancé le gars, car il ne s'en souvenait pas.

Toujours est-il, qu'il a dès lors décidé de me faire descendre tous les barrages dans tous les sens possibles : avec ou sans kayak (oui perturbant), en arrière, sur le côté (comment ai-je réussi à ne jamais chuter dans ce cas, j'ai jamais compris), mais plus la descente était compliqué, mieux je m'en sortais.
En plus, il a bien veillé sur moi le jour où j'ai été éclaté par une pagaie lors d'un match de Kayak-Polo.

Pendant des années, il ne fut que Gégé, jusqu'à finalement nous déclaré sa déception de ne pas avoir de surnom tel le Maître. Pas de problème, noter preux chevalier fut rebaptisé Sir Gégé pour son plus grand plaisir. La dernière année, nous étions tombée sur sa licence par hasard (vrai de vrai), et nous avions découvert que son anniversaire (25 ans à l'époque) tombé le dernier jour de notre semaine là-bas, on a donc avec Mamour, la monitrice et la Puce décidé d'investir dans un gâteau pour lui offrir. Je crois qu'on lui à offert un très beau cadeau ce jour-là, il était touché de notre attention.

Sir Gégé, tu était le meilleur de mes monos.

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08 décembre 2006

Les années colos : Pont d'Ouilly

Pont d'Ouilly, haut-lieu de Canoé-Kayak Bas-Normand. Par ailleurs, championne de France de Kayak-polo à cette époque. Il s'avère que les membres de l'équipe étaient les moniteurs du club durant l'été, et nos deux moniteurs attitrés faisait partis des équipes de France (+19 ans et -19 ans) lesquelles étaient championne d'Europe et Vice-championne d'Europe. Ca en jette hein?! Je peux te dire qu'ils nous mettaient une râclé monumentale en vitesse. Ceux sont les semaines où je me suis le plus amusée, où je me suis sentie le plus à l'aise avec celle d'Arromanches. Et pourtant, il m'en est arrivé des misères (gencive ouverte par un coup de pagaie, un con qui se rapproche de moi juste pour draguer Mamour).

Notre campement était l'un des plus connus pour : 1- Notre côté pirate et grande-gueule, 2- La de toute fameux très mauvaise réputation de notre quartier, 3- Les tournois sportifs.

Je t'explique le 3, chaque jour de la semaine, le directeur du camp organisé un tournoi sportif sur un sport différent avec en cadeau une charmante pâtisserie. Chaque soir, le tournoi se terminait invariablement par la même affiche : Nous et les Kayakistes (autrement dit, les monos sportifs), et nous gagnions en moyenne 1 fois sur 2.

Par ailleurs, suite à un sérieux délire entre moi et le directeur du camping, je me suis mise à l'appeler Maître (imagine-moi à genoux au milieu d'un terrain de foot en train de prier le Maître de me pardonner de mon impertinence - déjà barge à l'époque) et Mamour a suivi. Ce qui a donné quelques situations cocasses avec des visiteurs lorsque nous l'interpellions, mais témoigné de la bonne ambiance qu'il régnait sur le camp. A un moment, l'un de nos monos a rochonné en disant qu'il aurait bien aimé un surnom en plus du diminutif Gégé. Après mûre réflexion, il fut baptisé Sir Gégé. Je l'adorais, peut-être parce qu'il était l'un des rares à avoir le cran de me faire des misères (hum, seul lui et Raphaël ont osé me jeter à l'eau).

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01 décembre 2006

Les années colos : Le Monos Pervers

Après ces semaines de joies, un élément passablement inquiétant pour notre colo, depuis ce 'mono' a été black-listé, il ne peut plus officier dans cette profession.

On l'appelait Claquette à cause des claquettes de piscine qu'il portait en permanence. Au début, tout va bien, mais cela n'a pas duré très longtemps. Rapidement, à Pont D'Ouilly, il commence à inquiéter les filles, avec ses regards sur nos décolletés, nous accusant de provocations, ces gestes étaient déplacés, les filles venaient de plus en plus souvent derrière moi (mon côté massive) et nous étions en but à l'incompréhension des autres moniteurs, qui, à force, on tout de même surveiller le gars (il n'a pas terminé la colo - d'autres raisons ont été invoqués si ma mémoire est bonne).

Chaque semaine, il plantait sa tente au plus près de la notre. Une nuit, par une belle lune, nous papotions avant de nous endormir, d'un coup on s'apperçoit d'une ombre allongée juste devant notre tente, reconnaissable entre toute, je finis par ouvrir brusquement la tente pour faire une esclandre, après, nous avons trouvé un système pour nous verrouiller, j'étais de toute façon à l'une des sorties et l'autre était condamnée.

Si l'esprit des filles étaient remontées, celui des garçons aussi qui comencèrent à faire de sales blagues à Claquette, certains avaient bien réalisés que quelque chose n'allait pas et les filles n'étaient que très rarement seule, les garçons parmis le groupe des anciens s'étant arrangés pour ne pas nous laisser seule d'instinct.

Heureusement, rien de graves n'a eu lieu.

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24 novembre 2006

Les années colos : Tout est une histoire de confiance

Allez, revenons sur le privilège de la Mayo un peu. Parce que bon, je m'entends dire des choses..., mais je crois mériter ce petit traitement de faveur.

Dans la colo, y'a le directeur (un peu plus qu'un mono), deux monos (un gars et une fille), et les ados (groupe des anciens et groupe des nouveaux). Mon frère et moi, nous appartenons au groupe des anciens, mais nous faisions presque office de monos, une tendance à materner les camarades. Quand il y avait des blessés, bien souvent, ils venaient ME voir pour que JE les soigne, un bobo au coeur, et il venait me demander des conseils et des câlins. En cas de fugue (ce qui est arrivé), nous nous retrouvions à partir en ville pour trouver le(s) perturbateur(s), ou à surveiller ceux rester au camp.

Plus encore, il m'est arrivé de devoir assumer la charge d'un groupe pour le retour au camp, ou la sécurité du feu, ou les courses pour tout le monde. La dernière année, nous nous sommes présentés, avec mon frère, au mois de février pour organiser les vacances, au tout début, mon frère a fait le gros des courses. Et en début et fin de chaque semaine, nous préparions les véhicules et les campements, facilitant le travail des ados. Durant les semaines, je faisais les inventaires de stock, et les comptes du camps (ouais - tu y crois toi), sans parler du rangement de la tente principale.

Au final, on bossait pas mal pour notre colos, on l'aimait et on en prenait soin. Les monos avaient une entière confiance en nous, et on leur rendait bien. Ca explique pourquoi le pot de mayo.

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17 novembre 2006

Les années colos : Arromanches

L'un des souvenirs les plus extras des semaines de plongée fut le jour où l'on nous débarqua SUR les pontons (ce qui est formellement interdit car très dangeureux - je confirme), le sol est glissant et percé de trous plongeant dans la structure creuse du ponton (impossible d'en sortir seul ou sans bouteille). Bon quelques monos (dont Raphaël, toujours lui) ont tenté de me balancer dedans (je blague... presque), certains (tjr les mêmes) se sont amusés à pénétrer dans la structure par des trous sur la paroi et nous ont appelé de l'intérieur pour nous effrayer. Le moment sur le ponton était déjà génial mais la plongée avec JC fut un pur bonheur, les parois des pontons ont une faune et une flore superbe.

Une autre vraiment très agréable fut encore avec JC surtout parce qu'il pris 2 personnes pour la descente ce qui nous permis de passer 2 fois plus de temps dans l'eau et d'aller plus profond, plus librement, un pur moment. Sans le vouloir, nous sommes partis super loin, avec une remontée "Il est où le bâteau?".

Une troisième est une plongée qui nous mena le long d'épaves de pêcheur déposé à l'attention des plongeurs. On a rejoint un autre groupe sous l'eau (avec qui j'ai plongé ce jour-là... Raph ou Jean-Phi... Je me souviens de les avoir vu tous les deux - surtout quelqu'un qui me tire par la palme...).

Autre moment, sur les zodiacs qui nous amenaient au bâteau. Je suis avec Jean-Phi, à côté du moteur, à un moment, on se regarde, sourire en coin, on vient tous les deux de s'appercevoir que le zodiac prend l'eau... Euh, on va pas le dire sous peine de grosse panique à bord. Mais on s'est bien marré à raconter des conneries.

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10 novembre 2006

Les années colos : Les années Raphaël

Ah, Raphaël !!! Encore un truc que je n'ai jamais compris : Pourquoi toutes les filles étaient folles de lui ? (les garçons ne m'ont pas vraiment intéressé avant la majorité - ouais un peu lente). A Arromanches, la gente féminine était rare et s'étiolait au fil des jours (j'étais souvent la seule à achever le stage), mais elles étaient toutes d'accord sur le fait que RAPHAEL était le plus beau et tout et tout. Elle paradait et priait pour plonger avec lui. Donc forcément, ce qui suit m'a valu quelques regards mauvais de la part de certaines.

Pour ma première plongée, je balisais à mort, et qui c'est qui s'occupa de moi ??? Je te le donne en mille, le fameux RAPHAEL. Pour me rassurer une fois dans l'eau, j'entâme la causette (grande bavarde, je suis), les filles n'étaient pas ravies.
J'ai fait de supers plongées où l'on a bien rigolé (ouais enfin, intérieurement, on évite de rire sous l'eau) et subit un certains nombres d'interrogatoires de la part de mes camaradEs à chaque plongée avec le gentleman (ben, comme en plus il nettoyait ma combi et m'inviter à passer la journée sur le bâteau, ça n'aide pas, surtout quand je suis la seule dont il connaissait le prénom - remarque, je suis aussi la seule qui lui ait dit).

L'année suivante, je recommence les plongées avec Raph, et d'autres. Il fini par rester sur le bâteau pour cause de rhume. Et là, Mamour, lui et moi, on s'en donne à coeur joie : bataille d'eau général, seaux d'eau, gourdes et lancées, je garde le sourire (ça énerve en général). On a mis l'ambiance quoi, surtout, la jolie séquence : Raph pousse Mamour à l'eau, moi je pousse Raph, quelqu'un me pousse, etc, etc, une 10aine de personnes à l'eau, tout le monde y est passé.

Troisième année, je pries fortement pour qu'il m'ait oublié, sinon je vais souffrir. Je suis sur le même zodiac que Mamour et lui, début des hostilités, il mène la danse : "Qui a déjà plongé ? ... A part la demoiselle au fond" (Et merde). Mamour s'agite.
Deuxième attaque, je prépare une ceinture de plomb, quelqu'un sort de l'eau et m'attire par la combi (je te laisse deviner qui), la ceinture vole et atterrit directement sur les pieds nus de Mamour (ben 4kg tout de même). Là, Mamour est vraiment énervée, m'engueule comme si je l'avais fait intentionnellement, et moi, je m'excuse.
Coup de grâce ce jour-là, je suis la dernière à plonger (avec Raphaël qui a insisté - j'ai eu peur qu'il ne me noie), on ressort : " - Ben, ils sont où les zodiacs ? - Euh, partis - On fait quoi? - On s'installe sur les pontons et on attend, au pire on rentre à la nage. - Euh, d'accord." 1/4 d'H plus tard arrive Jean-Phi, notre sauveur, non, on a pas été oublié mais certains voulaient rentrer. Euh comment dire ? Mamour a boudé.

Allez, je te raconterais une autre fois pour le reste d'Arromanches et encore deux trois trucs à propos du Raph.

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03 novembre 2006

Les années colos : La semaine à Asnelles

Il y a quelques temps, j'évoquais une innondation, tu vas enfin découvrir le fin mot de l'histoire. LA SEMAINE A ASNELLES, remarquable en tout point. D'abord, pas de vent, dommage pour une semaine char à voile, mais reprenons au début: l'accueil, nous sommes envoyés au fin fond du camps, soit, mais rapidement, alors que nous commençions à monter les tentes sur un sol meuble (sic), nous avons la surprise de voir des représentants officiels de cette brave communauté (maire et policiers). Pourquoi ? Pour nous souhaiter la bienvenue ? Surtout pour nous inciter à avoir un comportement irréprochable car nous sommes surveillés... Euh, on plante nos tentes, on braque pas une petite vieille.

Bonne ambiance ! Coupable jusqu'à preuve du contraire, le moindre problème fut de notre fait, malgré les invraissemblances. En fin de semaine, nous ne pouvions plus nous rendre aux toilettes sans monos, les douches ayant été cassées (durant une période où TOUTE notre fratrie était réunie autour de la table...), ni sortir du camps car la police nous menaçait de mise en garde à vue pour vol de bâteau.

Je te raconte : ils semblaient que des personnes aient commis ce vol, emmené le bâteau à travers tout le camping (là je dis "chapeau", ce serait folkorique de voir un truc de 2m50 de large traversé des espaces de 2m en zigzag sans réveiller quiconque ni laisser des traces dans le sable). Comme nous sommes particulièrement brillant, nous l'aurions planqué (sous une dune ?) ou traîné par-dessus les dunes et abandonné (franchement, j'aurais contourné en prenant le chemin direct, mais bon, brillant je te dis). Le plus fort restera le témoin mystère qui assure notre culpabilité rien qu'à nous, il en est sûre : 15 à 20 grands garçons entre 15 et 18 ans (ok, en rajoutant nos monos, on arrive bien à 5 personnes correspondant à la description)... Bonne ambiance je te dis!!!

Avec ceci, je rajoute l'orage de la nuit du mercredi au jeudi, le sable devient mouvant, l'eau pénètre partout. Imagine : hurlement de Mamour à 2H du mat' :"YYYAAAAHHHH !!! J'suis trempée", notre dirlo ouvre moins de 30s plus tard la tente : "Bon les filles, prenaient vos affaires, vous êtes prêtes, suivez-moi". Là, sortie au pas de course, dans le noir complet, sous une pluie battante, pour rejoindre un terrain sûr, nous nous enfoncions jusqu'à mi-mollet dans le mélange eau-sable. En fait, le proprio du camp nous avait tout simplement mis sur la zone innondable du camping... Au fil des heures, ceux qui n'étaient pas encore trempés débarquèrent. Le lendemain, seule une tente était sec, un petit îlot miraculeux au milieu d'une 50aine de victime.
Mais, qu'est-ce qu'on s'est bien marré !!! (Et encore, je te dis pas tout)

Posté par ValentineF à 09:16 - Les Années Colos - Commentaires [5] - Permalien [#]
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