Eh oui, en ce moment, côté lecture, j'entame une phase lecture de mes classiques, surtout ceux que j'ignore. Non mais sérieux, ça fait classe après dans les conversations, les repas et autres rencontres, tu es capables de leur ressortir les références, et tu ne parles pas pour ne rien dire.

En vrai, c'est davantage par goût personnel, je suis curieuse de connaître cette référence, parce que j'aime comprendre, et ensuite voir ces mêmes références dans d'autres oeuvres, quelque soit l'art choisi pour l'exprimer. En l'occurrence, pour le Dr Jeckyll et Mr Hyde, je ne connais que les multiples adaptations cinématographiques dont la plupart évoque surtout l'un des acteurs ayant joué le personnage dans une adaptation théatrale et qui fut soupçonné d'être Jack l'Eventreur. Autrement dit, mise à part la fameuse scène de la transformation, je ne sais absoluement pas de quoi il retourne.

Je ne sais si c'est moi, mais j'ai éprouvé des difficultés à le lire, mon esprit ayant tendance à dériver, probablement à cause de certaines descriptions très précises des lieux qui ne m'intèressaient pas particulièrement et à mon état de fatigue généralisé. A part ça, j'ai vraiment apprécié le style, l'intrigue, la façon dont on avance dans l'histoire jusqu'au noyau central.
On débute l'histoire par un on-dit, puis on découvre que le personnage principal connait l'intéressé, etc. On plonge à chaque chapitre un peu plus dans le mystère. Je trouve cette avancée très pertinente, tout en douceur. Lorsqu'on s'en apperçoit, on est déjà bien enfoncé dans le récit et l'intrigue.
C'est un récit très court, une simple nouvelle en fait, à peine une centaine de pages. A mettre entre toutes les mains.

Résumé (repris sur le site de l'éditeur Livre de Poche): Intrigué par le testament de son ami Jekyll qui lègue tous ses biens à un certain Mr Hyde, le notaire Utterson cherche à rencontrer le légataire. Troublé par l'inquiétante apparence du personnage, dont il apprend qu'il a foulé aux pieds, dans la rue, le corps d'une fillette, Utterson interroge le Dr Jekyll qui se mure dans le silence. Mais la perplexité du notaire s'accroît lorsqu'il apprend que, pour assassiner un gentleman, Hyde s'est servi de la propre canne du Dr Jekyll. Il décide alors de poursuivre son enquête...

Lorsqu'il publie cette nouvelle en 1886, Stevenson rencontre un succès immédiat. C'est qu'ici, aussi bien que dans ses autres récits, s'invente un nouveau fantastique où le double est souvent le diable et qui n'écarte pas la dimension morale. Dans un décor plus onirique que réaliste, l'inquiétante étrangeté de ces textes savamment construits est finalement de nous montrer des êtres poussés par la curiosité et qui, dans la double hantise de trop voir ou de ne pas voir assez, n'en finissent pas d'errer dans une forêt de symboles qu'ils ne réussissent pas toujours à déchiffrer.

Ce serait bien mon 18ème livre de l'année, même pas peur.