29 juin 2009
Temps Perdues - Evasion
Panne d'inspiration ou de motivation, toujours est-il que là, je ne sais pas trop de quoi parler ici. Alors je vais simplement continuer à te montrer quelques dessins de mon cahier de boulot.
Pour la petite histoire, il s'agissait de la dernière réunion (2h), d'un long cycle de réunion (Je crois qu'il s'agissait de la 4 ou 5ème réunion sur le même thème. Sachant que je n'avais strictement rien à dire cette réunion depuis la toute première. Mais là, la terre entière était conviée.
Elle restera un souvenir épique pour les participants, la plupart des participants n'ayant rien à dire... Entre dessins, vidéos, jeux sur portable, échange de sucreries et tenues d'une réunion underground au sein de la première. UN GRAND N'IMPORTE QUOI.
Toujours que le dessin ne comportait initialement que le plume, et l'ennuie gagnant, je lui ai rajouté tout le reste. Le dessin occupe plus de la moitié de la page... Mais qu'est-ce que j'en suis fière :)
24 juin 2009
18 - Album du Graal
Alors pour pouvoir lire cet essai, tu as deux options:
- Tu dépenses beaucoup d'argent dans les libraires, tu achètes 3 livres de la pléiade et ton libraire préféré t'offre cette édition spéciale.
- Tu as un(e) ami(e) qui est la première option et tu lui empruntes, doucement (Attention, on peut mordre si on prend nos
bébéslivres sans permissions.
Sinon, à part ça, il s'agit d'une très intéressante étude sur le conte enfin les contes du Graal. L'auteur met en relief les similitudes entre les différentes croyances : chrétienne, grecque, celtes bien sûr, etc. Et surtout il raconte l'évolution des contes. On commence par les premiers récit de Chrétien de Troyes, qui semble plus être une refonte de croyances celtes irlandaise et galloise, et on avance jusqu'aux diverses représentations, y compris la série Kamelott d'Alexandre Astier.
Alors, très logiquement, au vue du titre du volume, l'élément principal est le Graal, quelle importance il occupe dans les différentes versions, son évolution jusqu'à sa reprise par les chrétiens, et aujourd'hui, les tentatives de démystifications par certains artistes, les guerres que se livrent différentes confréries. Le tout est illustré par des images de films, de pièces de théâtre, et des dizaines d'œuvre, peinture, gravure, etc. portant sur la quête du Graal.
Commentaire (Repris sur le lettre de l'éditeur Pléïade):
« Explorer l’imaginaire du Graal en Occident, c’est rencontrer des chaînes interminables de textes et d’images qui dessinent des parcours sinueux et imprévisibles, voire chaotiques. Le nombre d’oeuvres qui se réclament du Graal est considérable. De la littérature aux arts plastiques, de la musique au cinéma, le Graal est partout. Inévitablement, des choix s’imposent pour retrouver la cohérence des images et le parcours des symboles qui jalonnent cette tradition complexe et constitutive de la culture occidentale. Telle est en effet la force des grands mythes. Ils vivent de leur vie propre, faite d’improvisations apparentes ou de fantaisies parfois incontrôlables, mais ils laissent aussi apercevoir les fils ténus et secrets qui les relient aux grands récits fondateurs. C’est le pari sur lequel repose notre entreprise : à défaut d’être rationnel, le mythe est orienté ou aimanté.
Si le Graal est incontestablement le plus grand mythe de l’Occident médiéval, c’est certainement parce qu’il donne forme à un désir brûlant : incarner l’image inconnue du sacré, fût-il sans dieu, dans le présent des vies humaines. »
Philippe Walter
23 juin 2009
17 - People or not people
Je suis particulièrement avide de lecture en ce moment, j'ai peut-être 3 ou 4 lectures, voir plus, en même temps sous le coude. Et là, j'avais envie de me marrer avec un bouquin sans conséquence et un brin de romance. Direction pile de bouquin et lecture d'un bouquin girly, en l'occurrence People or not people, du même auteur que "le diable s'habille en Prada" (Je n'ai plus de place pour de nouveaux bouquins, c'est le drame).
Une petite plongée dans l'univers superficiel de la jet-set New-Yorkaise, que du bonheur. On suit Beth, une jeune femme très bien qui tente une reconversion dans le domaine des VRP.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle se "débrouille" pas mal.
Ensuite, l'histoire de coeur: QUI parmi les nombreux prétendants qui se bousculent aux portillons, aura son cœur ? Bon, je crois que je pourrai me reconvertir en auteur de scénar', parce que, comment dire, j'ai trouvé qui serait cet élu, n'empêche, j'ai dévorai le livre, profitant de chaque minute de libertés pour lire quelques lignes supplémentaires.
Quatrième de couv' (Repris sur le site de l'éditeur Pocket):
Un job qu’elle déteste, un patron méprisant, une vie sentimentale réduite à néant alors que sa meilleure amie se fiance : pour Beth, c’en est trop ! Elle décide de reprendre son destin en main et démissionne sur un coup de tête. Après un repos bien mérité devant sa télé, elle accepte, poussée par son oncle Will, un boulot dans une boîte de communication. Son quotidien prend soudain une toute autre tournure : Beth troque ses pantoufles contre des escarpins et son farniente contre un agenda de ministre. Embarquée dans le tourbillon de la vie nocturne new-yorkaise, elle savoure les petits plaisirs que lui offre cette situation, jusqu’à ce qu’elle découvre que la presse people s’intéresse de près à ses nuits mouvementées…
22 juin 2009
J'adore ce personnage et surtout sa réplique d'intro
En fait, je l'ai regardé hier soir, et cette réplique me rend euphorique à chaque fois :
V : Voilà! In view, a humble vaudevillian veteran, cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of fate. This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant and vanished. However, this valorous visitation of a bygone vexation stands vivified, and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin vanguarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition! The only verdict is vengeance; a vendetta held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose, so let me simply add that it's my very good honor to meet you and you may call me V.
En français : Voilà ! Vois en moi l'image d'un humble vétéran de vaudeville, distribuée vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu'un vil vernis de vanité, est un vestige de la vox populi aujourd'hui vacante, évanouie. Cependant, cette vaillante visite d'une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition. Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité, ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse-moi simplement ajouter que c'est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi V.
16 - Les 100 règles d'or du management
Voilà une lecture constructive, j'ai pris plein de note et j'ai rendu le bouquin à mon chef adoré. Comme souvent, ce livre regroupe tout un tas de règles plus ou moins évidente, mais à l'instar d'un mantra, il faut souvent nous le répéter. C'est une lecture simple et efficace. Personnellement, j'ai vraiment apprécié.
En fait, ce qui m'a surtout plu ceux sont les exemples donnés pour illustrer chacune de ces règles. L'auteur nous donne régulièrement des exemples de la règle poussait à son extrême, ce qui s'avère au final contre-productif, ce que je trouve important d'illustrer.
Quatrième de couv ' (Repris sur le site de l'éditeur Marabout):
100 règles d'or, fondamentales ou iconoclastes, pour fédérer une équipe autour d'un projet !
Manager un groupe commence par se manager soi-même, et ne pas forcément faire de l’autorité un atout majeur.
Richard Templar l’a compris : en 100 règles, il montre comment constituer une équipe gagnante, parfois de manière inattendue, voire paradoxale : « Laissez-les faire des erreurs », « égayez les réunions », et même « ménagez votre santé » !
Une approche simple et percutante.
20 juin 2009
15 - La Cantatrice Chauve
Dur dur de dormir après ça, comment dire, ça file des nœuds au cerveau ces bêtises.
Je me répète depuis des années (une dizaine environ) qu'un jour, je lirai La Cantatrice Chauve, j'ai eu l'occasion de travailler une scène une fois, et la pièce m'avait intrigué. Aujourd'hui, je suis plutôt déroutée. L'absurde poussait à son extrême.
C'est brillant, c'est clair, drôle, parfois, l'absurde allant tellement loin, on finit par ne plus rire tellement on est dépassé. Malgré tout, c'est un classique. Donc dans la liste des "A lire pour ne pas finir idiot" (enfin, c'est mon crédo, ce n'est pas parce que l'on a pas lu la cantatrice que l'on est stupide).
La Genèse de la pièce (Repris sur Wikipédia):
L'idée de la pièce est venue à Ionesco lorsqu'il a essayé d'apprendre l'anglais par le biais de la méthode Assimil. Frappé par la teneur des dialogues, à la fois très sobres et étranges mais aussi par l'enchaînement de phrases sans rapport, il décide d'écrire une pièce absurde intitulée l'anglais sans peine. Ce n'est qu'après un lapsus, lors d'une répétition, que le titre de la pièce est fixé : l'acteur qui jouait le pompier, devait parler, dans une très longue tirade, d'une institutrice blonde… qui devint une “cantatrice chauve”.
Ionesco s'inspire de la méthode Assimil, mais dans Notes et contre-notes, il explique que l'absurde est venu se surajouter à la simple copie du manuel d'apprentissage. L'absurde devient le moteur de la pièce, car Ionesco a le projet de “grossir les ficelles de l'illusion théâtrale”.
19 juin 2009
Paris est sa ballade glauque
Ballade extraite du guide du routard des balades parisiennes : "Paris glauque : du Louvre au Marais".
Avec une copine, nous avons décidé de profiter du soleil, si rare et de faire une ballade dans Paris. Ayant plein de livre sur le sujet (J'en vois qui rigole >:| ), je lui en propose un pour qu'elle choisisse, et nous avons les mêmes idées, la ballade glauque (Pas trop longue - 2km), et le point de départ était assez proche de l'endroit où nous nous trouvions - Le Louvre).
Il est assez bizarre de se balader dans la ville avec cette perspective si différente, on passe à travers des rues surpeuplées, pleine d'animation, de touristes, et on réalise, comme dans la rue de la Ferronnerie, que c'est ici que fut assassiné Henry IV (et pourtant, il y a une plaque pour l'indiquer au sol), que juste à côté, dans la rue des Innocents, il y avait un immense charnier, grand déversoir des fosses communes parisiennes... On passe dans une rue discrète, on s'arrête devant un immeuble anonyme et on apprend que c'est ici que vivait l'empoisonneuse de Paris, etc.
Mais comme nous avions un esprit branché en mode humour-noir, nous rions plutôt que de nous sentir mal à l'aise, surtout quand les passants m'écoutaient faire la lecture avec de grands yeux (merde, il y a eu des meurtres en séries dans cette rue !!!)
A noter durant notre ballade : "Un moment de grâce", dans la rue des Francs bourgeois, on papote, et j'entends un for joli son sortir d'une église (Église Notre-Dame des Blancs-Manteaux), j'entraine ma camarade pour voir, nous sommes restées une heure et demi écouter le dernier concert de la saison des "Petits Chanteurs Franciliens". Un peu de douceurs dans ce monde de brute.
Pas de photos à te proposer, je n'avais pas envie de prendre mon appareil (en même temps, toutes ces rues anonymes... Pas grand chose à voir).
18 juin 2009
14 - Jusqu'aux yeux
A l'heure où j'écris ce post, il me reste encore 30 pages à lire, autant dire qu'il sera plié avant demain. Alors je prend un peu d'avance, je ne pense pas que mon opinion changera d'ici là.
Déjà, sache qu'en ce moment, j'ai envie de rire, de comédie, de bouquins girly, sûrement parce que le temps pluvieux et l'absence de lumière commence à me taper sur le système. Alors, j'ai sorti de la pile de livre Jusqu'aux yeux. C'est sympa, mais côté comique j'ai lu mieux. Ce n'est pas particulièrement une comédie, plutôt un livre féministe sur les femmes qui assument tout : bébé, carrière et les problèmes des autres, et dans cette débâcle, on espère qu'elle rencontre l'amour. Enfin tu vois le genre.
On a l'impression en lisant la quatrième de couv' que le livre ne traite que de la grossesse de Mel, mais Mel accouche à la moitié du livre, alors nous avons aussi les premiers mois du bébé.
Nous avons dans le livre une palette de mère célibatante, de combats autour de la maternité dans son identité de femme, de mère, d'épouse, de femmes actives. Beaucoup de stéréotype, il faut l'avouer, mais qui traduit assez bien une certaine réalité.
Malgré tout, le style n'est ni pompeux, ni emprunt de mélodramatique, cela reste assez léger malgré tout. Ce n'est pas simple de définir le ressenti final du livre, j'ai aimé, mais ce n'est pas non plus la panacée. Si je devais lui mettre une note sur 10, je crois que ce serait un 7.
Quatrième de couv ' (Repris sur le site de l'éditeur Pocket):
Côté boulot, Mel pourrait difficilement rêver mieux que son poste de directrice des ventes d’un grand magasin tendance de Cheltenham. Côté cœur, la vie de cette Anglaise dynamique relève plutôt du cauchemar. Le même jour, elle apprend que l’homme qui partageait sa vie la quitte pour sa meilleure amie, qu’elle va avoir une promotion et… qu’elle attend un « heureux événement » !
Mel peut dire adieu à ses talons hauts, arborer de superbes collants de contention et surtout ne pas oublier de sourire à son équipe… après les nausées matinales. Croulant sous les responsabilités, rejetée par ses parents, elle ne laissera personne lui dire qu’elle ferait mieux de se reposer. De toutes façons, elle n’est pas malade. Juste enceinte jusqu’aux yeux !



